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AU MAROC
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VITRAUX

Vous allez découvrir un photographe, un vrai. - Marie-Hélène Burgos-Mathé 2007

Tellement estomaquée que je ne sais même plus comment je suis arrivée sur ce site... Qu'importe : dès que vous aurez un moment, accrochez-vous à votre souris et embarquez. Vous allez découvrir un photographe, un vrai. La mode, ce n'est pas son problème, plaire au plus grand nombre, encore moins. Et même, faire du Zimbardo ne semble pas être sa tasse de thé non plus. Il crée, c'est tout. Il crée dans l'urgence de la passion et de l'émotion, de l'amour et du désespoir, et il y a chez lui un singulier mélange de fraîcheur et de profondeur.


Il m'a surtout fait énormément de bien. A force de traîner ici ou là, j'en ai ras le bol de voir des types qui font tous la même chose, et seraient prêts à faire n'importe quoi pour plaire. Voir un vrai photographe créateur, ça donne envie de faire de la photo !


Je vous remercie, M. Zimbardo, d'être ce que vous êtes, de faire ce que vous faites et d'apporter à ce monde inondé d'images un authentique regard. Sans avoir l'outrecuidance de me comparer à vous, je me reconnais complètement dans votre démarche et j'ai eu le sentiment, en tombant sur votre site, de découvrir un grand frère (et tant pis si je suis trop vieille pour ça !). J'ai été heureuse de pouvoir ouvrir à tous les jeunes fréquentant le forum un autre monde, de pouvoir leur montrer que la photo, c'est autre chose que ce que l'on voit trop souvent un peu partout sur la Toile. Vous n'aurez sans doute touché que ceux qui le savent plus ou moins confusément, mais c'est quand même un petit pas...


A quoi rêvent-ils, les galeristes, les critiques ? Qu'aiment-ils de la vie foisonnante, prolixe, généreuse ? Tant de photos ternes que l'on nous présente en termes dithyrambiques, tant d'œuvres vides, sans âme, sans énergie...

Toute la place ou presque est hélas occupée par les conceptuels, les mondains et ceux qui sont attentifs à la mode ou à l'air du temps. Surtout pas de beauté, c'est dépassé paraît-il. Surtout pas d'émotion, cela relève de l'anecdotique. Enfin, tout ça, et d'autres sornettes approximatives, c'est ce qu'ils disent, les éphémères tenants du pouvoir.

"Qu'importe si nous ne comprenons pas le sens exact de la grande harmonie?
N'est-ce pas comme l'archet qui touche une corde et en tire aussitôt toutes les sonorités?
C'est le langage de la beauté,
C'est la caresse qui vient du cœur du monde
et qui va droit dans notre cœur."

Rabindranath Tagore


C'est tout le problème de l'art dit contemporain, même si ça remonte grosso modo à Marcel Duchamp. Il me semble que lorsqu'une œuvre d'art doit être accompagnée d'un discours de dix pages pour s'affirmer en tant qu'œuvre d'art, ce n'en est plus une. Dans une autre vie, j'ai fait un peu de critique d'art et je n'ai finalement jamais eu qu'un critère : mes émotions. Rien à voir non plus avec "j'aime/j'aime pas". Simplement, on ressent quelque chose ou on ne ressent rien et surtout, on entame un dialogue avec l'œuvre, ou c'est le grand silence. Je suis en effet convaincue que les œuvres d'art nous parlent. J'en ai très brutalement pris conscience devant l'une des têtes de Jayarvaman exposées à Paris il y a quelques années. Malgré l'heure tardive, il y avait encore bien du monde, c'était un peu la bousculade, et d'un seul coup, il n'y a plus eu que ce visage et moi. Il m'a offert une des plus grosses émotions de ma vie, et j'ai tenté de la lui rendre pour augmenter un peu le trésor qu'il offrira plus tard à d'autres. Bon, c'est un peu idiot, mais c'est comme ça que je suis, comme ça que je réagis, que ce soit à Orcival, devant le sein droit d'Olympia ou devant une toile de Soulages...


Cette émotion, c'est comme un grand coup de poing, ou encore un gouffre qui vous aspire. Et c'est quelque chose de cet ordre que j'ai ressenti quand j'ai visité votre site.


L'art, c'est quelque chose qui vous violente, qui vous viole. Ça entre en vous par effraction, ça vous transporte en un état second, dans un autre univers dans lequel vous flottez aussi léger qu'un duvet et ça ressort sous forme de texte ou d'image que vous contemplez, un peu abasourdi, d'abord épuisé et ravi, puis stupéfait, puis angoissé : c'est moi qui ai fait ça ?


Vous utilisez une comparaison à laquelle je n'avais jamais songé, mais il est vrai que cela tient de l'étreinte amoureuse. Cependant, contrairement à l'amour, la création vous coupe des autres, fait de vous un Martien. Comme si l'impression de n'être que traversé par ce que vous avez créé, de ne pas y être pour grand chose, de n'être au final qu'un imposteur, ne suffisait pas, il y a tout ce fonctionnement a-normal qui suscite incompréhension et rejet.


Marie-Hélène Burgos-Mathé 2007

Le génie des apparitions - Georges Marbeck 2007

Depuis qu’il s’est évadé, il y a vingt ans, de l’archipel du verbe où le cantonnait son métier d’enseignant, pour se donner à temps plein à sa vocation de créateur d’images, Xavier Zimbardo a rapporté de ses vagabondages à travers les continents et les mondes une éblouissante collection d’œuvres photographiques. Rien à voir avec des clichés façon reportages documentaires, anecdotiques, pittoresques ou exotiques. Chacune de ses images se donne à voir comme une apparition, où la part de l’imaginaire, l’incidence du hasard, les impromptus de l’inspiration hantent le champ du réel.


Qu’il s’agisse de vues, de scènes, de portraits, cet éclat venu d’ailleurs irise l’instantané. La visée de l’artiste n’est pas de reproduire techniquement ce qu’il a sous les yeux, mais de produire subjectivement ce que fait vibrer, du fond de son œil aux abysses de l’hypothalamus, l’éclairement singulier de l’image captée. De la prise de vue au tirage, en passant par le travail au négatif ou à l’écran toute œuvre de Zimbardo s’accomplit comme une danse sur le nerf optique. Avec toujours ce besoin d’aller plonger son objectif focal, mental, libidinal dans un au-delà du visible, nous conviant à porter notre regard du côté de l’âme errante des choses, des vivants et des mondes. Ce qui lui valut d’être qualifié de photographe chaman.

La perpétuelle itinérance de Xavier Zimbardo - Roland Duclos 2003

ZIMBARDO, un patronyme de condottiere cuirassé d'or et de bronze ; un mélange de morgue et de charisme aristocratique à la Castiglione inspirant un Raphaël ; un nom de dompteur qui claque comme un fouet ; des allures d'Indiana Jones mâtinées d'un Tintin version « Reporter au Petit 20e ».
Aventurier aux quarante vies sous des apparences de surdoué premier de la classe, globe-trotter émerveillé, explorateur tous azimuts, observateur infatigable toujours sur le qui-vive, curieux et inquiet de sa propre image et soudain traversé d'urgences enthousiastes, il est l'un des photographes les plus médiatisés de la planète et surtout l'un des plus secrets. Xavier Zimbardo est né à 27 ans. Avant, il était instituteur. Enfance à Sarcelles. Banlieue opaque où seul le désespoir a un avenir.
Alors Zimbardo grandit partout et nulle part. D'abord au « Club des belles images » de son quartier. Autodidacte de la photo, en perpétuelle itinérance, il a forcément dû, pour saisir autant de vérités, s'incarner en Swami hirsute aux Indes, en moine guerrier au Punjab, ou féroce dévot de la Grande Déesse Mère Maha Devi au Kerala, témoin silencieux d'une mémoire oubliée au Mont Athos, mendiant prodigieux et démiurge orgueilleux tutoyant des panthéons de divinités insensées, joaillier arachnéen et expert en perles de rosée, orfèvre en irisations matinales, fils prodigue des mystères de la Sublime Porte, passeur d'âmes pour l'éternité.
Il n'a pu être que partout à la fois. Proliférant et prolixe, Zimbardo assume ses fécondes contradictions. Lui, le Sicilien de Sarcelles, dont les ancêtres quittèrent un jour l'obscure village de Cammarata au nom lui aussi prédestiné : camera, la chambre. La sienne sera non plus « obscura » mais irradiée, incendiée des lumières de ses vies traversées, peuplée de ses avatars.
Zimbardo se ressemble si peu à lui-même qu'il est authentique et totalement investi dans ses multiples approches. Il pourrait travailler et publier sous une dizaine de noms. Avec un égal succès. Il consume de talent tout ce qu'il touche, embrase les corps, éblouit de lumières polychromes un regard en noir et blanc, exténue nos fêtes animales de couleurs en chatoyances polyphoniques. Zimbardo est forcément dérangeant ! Il s'en fout. Il en souffre, il en rit. Et, dans l'instant, il a déjà inventé d'autres mondes auxquels on ne croyait plus, il a invité d'autres regards perdus.

Le chorégraphe de la lumière - Alain Mingam 2006

Lumières sacrées


Xavier Zimbardo est parmi les photographes contemporains celui qui conjugue éclairage et ombre avec la maîtrise dʼun chorégraphe qui se joue de la lumière avec une jubilation presque enfantine. Il écrit à la manière du Caravage qui, selon le célèbre critique dʼart italien Giuseppe Ungaretti, « force la lumière à concasser le réel pour bâtir ensuite à partir de ses débris lumineux dans la joie et la frénésie des sens une autre réalité ».


Sur la palette de la photographie contemporaine, Xavier Zimbardo occupe une place à part. Comme un trait dʼunion entre nous tous. Pietr Mondrian le soulignait : «la position de lʼartiste est humble, il est essentiellement un canal ».


Depuis ses débuts au club photographique de Sarcelles, la ville de son enfance, jusquʼà la notoriété internationale qui est la sienne aujourd’hui, lʼadepte dʼune photo en permanente révolution nʼa jamais cessé de mener deux combats parallèles. Celui dʼune photographie humaniste constamment engagée au contact dʼune réalité, quʼil éclaire dʼune profonde tolérance et celui du droit à lʼexploration permanente de lʼimage photographique, quʼil illumine dʼune créativité quotidienne. «Très professionnel mais gardant la foi et la joie dʼun véritable amateur je suis un amoureux de la vie et de lʼart » précise Xavier Zimbardo. Il est avant tout habité par lʼesprit de la photographie avant même que dʼoccuper celui des lieux quʼil découvre. Véritable Béjart et Pollock à la fois dʼune chorégraphie permanente de la lumière «en utilisant les cratères de clarté des ouvertures (de diaphragmes) comme un pinceau serpent de lave lumineuse », Xavier est toujours en quête dʼéblouissement. Grâce à la maîtrise qui est la sienne de toutes les techniques de lʼargentique au numérique, sa photographie a la beauté parfois détonante au premier abord mais toujours féconde en «vibrations » dʼune rare authenticité. Il manie son appareil comme un peintre son pinceau pour étaler sur la toile ou sur les murs les royaumes de couleur quʼil revendique et trace le chemin lumineux dʼune création artistique follement dévouée à la jouissance de la lumière en mouvement.


Xavier Zimbardo est le peintre-photographe par excellence de la luxuriance de toute lumière, il est à la fois un Newton, un Faraday, qui magnétise notre regard pour provoquer lʼétincelle dʼune vraie émotion. Celle dʼun enchantement devant le travail dʼun magicien de la photographie. Il aime à dire : «Malgré nos fascinants outils numériques, nous ne devrions jamais oublier que nous sommes les frères et les sœurs des peintres de Lascaux ou du Fayoum. Lʼoutil nʼest pas rien, et lʼauteur nʼest pas tout. Ce dont il sʼagit, au fond, cʼest dʼen faire « quelque chose » qui porte un nom : Splendeur ».


Ne nous privons pas du plaisir dʼêtre éblouis.

Zimbardo au Maroc - Le passeur du labyrinthe - Hervé Le Goff 2004

Il y a par le monde quelques endroits faits pour violer les sens avant de les séduire. S'il fallait dans l'urgence en citer trois, on pourrait dire le Carnaval de Rio , Venise, et le Maroc. Son Maroc, Xavier Zimbardo l'a parcouru déjà riche des impressions de tous ceux, écrivains peintres ou photographes qui l'y ont précédé. Là s'arrête le contemplatif pour céder le pas au prédateur. Fou d'une technique qu'il a su apprivoiser jusqu'à la plier à un style qui consume les matières comme il exacerbe les formes, Xavier Zimbardo exprime à la lettre les couleurs du pays, à la manière dont on recueille les sucs d'un beau fruit, avec vigueur. Camaïeux de bleu, palettes d'ocres, la matière à portée d'objectif s'inscrit dans la vision d'un artiste résolument affranchi de l'exercice documentaire, farouchement libre de ses rencontres. S'il renonce à faire le guide, Zimbardo endosse volontiers le rôle de passeur, pourvu qu'il décide de la destination, concédant à peine quelques repères touristiques, la moite langueur du Hammam, l'exubérance diffuse des grandes places aux premières lueurs du soir, le piétinement lourd et sensuel des teinturiers. La balade marocaine emprunte ici d'autres chemins, moins pittoresques et plus singuliers, elle respecte une distance minimale à l'humain, indifféremment croisé au hasard sublime d'un drapé clair-obscur, dans le cours trivial de l'activité quotidienne ou au repli de façades à demi-aveugles. Zimbardo s'insinue dans le labyrinthe des médinas, surprend la quiétude des patios, croise les ombres furtives qu'il finit toujours par piéger, comme si, avec ces silhouettes insaisissables, il avait voulu pour une fois photographier le silence. Le cadrage qui bascule, le temps de pose qui s'allonge participent à ce parcours fébrile, détourné, ressenti jusqu'au cœur des vastes paysages du Rif que démonte le jeu complexe d'un rétroviseur ou traverse une main non invitée. Loin de ses savants travaux de manipulations ou de ses superpositions d'images, de ses confections de masques dotés de vrais yeux, Zimbardo n'a recouru ici à aucun effet spécial, si on excepte cet étrange ballet de mouettes, transparent et figé comme le verre, et si on oublie une intuition proche du délit d'initié.

Témoins des points chauds - Nicole Gaspon 1992

Les grands photo-reporters de la planète élisent désormais chaque année, en septembre, domicile à Perpignan, tandis qu’accrochées en de multiples lieux de la ville des centaines de photos donnent au public un aperçu des réalités de ce monde : peuples, continents, conflits, tragédies en tout genre et, simplement, des hommes, des femmes, des regards, la vie en somme ; bref, tout ce qui fait que notre monde est monde, qu’on brûle ou pas de le changer. Xavier Zimbardo, lui, ne photographie pas l’actualité. Sa sensibilité à la douleur et à l’injustice du monde n’en est pas moins grande. La photo est pour lui « un moyen de survie » : « Sans ça, j’aurais du mal à supporter la merde du monde. » Photographe « libre et seul », c’est « la beauté des choses et des gens » qui le motive et il a besoin du contact physique avec eux. « Je veux sentir le souffle de l’autre, créer une communion sans agressivité. »

Incandescent and incantatory

All the talk about the imminent reign of ebooks -- paperback-size screens loaded with enough novels to get you through several delayed flights -- seems to have prompted art book publishers to accentuate their own eminent domain: breathtaking pictures. This autumn's cornucopia of illustrated books overflows with glorious color in dimensions requiring a big lap to cradle and peruse them. Presto! The hand-held reading devices are reduced to the status of ghostly gizmos. Among these sumptuous volumes, a few pictorial jewels that you may buy as gifts but might not be able to bear giving up.


Songs of India
For those who like to GET AWAY on the wings of fluttering pages, India Holy Song (Rizzoli, $75) is IT. The saturated hues and asymmetrical perspectives onto dense panoramas, such as a throng of veiled women in a hazy green downpour, are hallucinogenic. There are scenes of yogis in river rituals and a crush of the faithful deliriously ringing bells. Yet French photographer Xavier Zimbardo's dramatic compositions are less "spiritual" than an ecstatic song of India's very carnal beauty. This album continues western cultures' 19th century fascination with the "exotic" East. To city-dweller in an industrialized nation, these emotionally-intense views -- who knows what the places are actually like? -- appear fantastic, their landscapes otherworldly. Yet cleverly avoiding implications of cultural imperialism, Rizzoli commissioned the acclaimed British/Indian short-story writer Jhumpa Lahiri (Interpreter of Maladies) to write a tender introduction calling the pictures "incandescent and incantatory."


Art Under Covers
by Suzaan Boettger


SUZAAN BOETTGER can be reached by email at sboettger@artnet.com

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