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LES FRANÇAIS PEUVENT RENVERSER LE PAYS

Les Français peuvent renverser le pays
Le 24 décembre 2008
http://www.larevuedesressources.org/les-francais-peuvent-renverser-le-pays,1104.html


« Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc (…) »
V. Hugo, « Booz endormi », La Légende des siècles


Dans le Figaro du 10 décembre : Le libéral Jean-Michel Fourgous a été sèchement repris quand il a proposé, après Bernard Accoyer, une « amnistie fiscale » pour rapatrier de l’étranger des capitaux. Résolument hostile à la suggestion de l’aile la plus libérale de sa majorité, Sarkozy a rétorqué : « Si j’étais assez dingue pour proposer à François Fillon une amnistie fiscale, on verrait ce qu’on verrait. Au nom du symbole, les Français peuvent renverser le pays. Regardez ce qui se passe en Grèce ». Utilisant la métaphore royaliste, il a conclu sur ce point : « Les Français adorent quand je suis avec Carla dans le carrosse mais en même temps ils ont guillotiné le roi. » (Source )
Sa langue a dû fourcher ou est-ce moi qui louche ? Notez bien qu’il ne s’agit pas ici de renverser le Gouverne-et-Ment, non. Ni de culbuter le Premier Minitriste, que non... Ni même notre Président tout mini, que nenni ! Carrément il a dit : "Renverser LE PAYS !" Là, je me frotte les yeux trois fois et relis, incrédule. C’est bien ça qui est écrit... Renverser le gouvernement, ne dit-on pas normalement, croyais-je, fort candide ? Car "le pays" c’est quand même NOUS, le peuple, pauvres bougres de la France d’en bas que nous sommes, l’aurait-il oublié ? Alors va-t-il falloir renverser le peuple ? Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain Bertold Brecht, cette histoire ? « J’apprends que le gouvernement estime que le peuple a ’trahi la confiance du régime’ et ’devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités’. Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? [1] »
En fait, ces prétendus « grands hommes » sont persuadés d’incarner « la France ». Une « France éternelle » parfaitement artificielle, toute en esprit et qu’on ne voit jamais, à laquelle il faut des drapeaux et des médailles, des mitraillettes et des paillettes, des dorures et des déguisements, des subterfuges et autres fripes philosofriques, la Marseillaise et ses flonflons, au besoin le feu des canons pour lui donner l’assurance de la vie. En conséquence, « le pays » , ce n’est pas Nous, les travailleurs, les créateurs, les producteurs, c’est Eux, et en l’occurrence, « le pays », la France éternelle qu’on nous conte dans les livres d’histoire (à dormir debout) c’est Lui, aujourd’hui, Tsar Kozy. Cette même France qu’on invoque à tout va, qu’on applaudit ou siffle dans les stades, qui perd ou qui gagne au foot et au tennis, qui irait de nos hypothétiques ancêtres les Gaulois à un trop réel M.I.N.I. (Ministère de l’Identité Nationale Introuvable) en passant par l’Algérie française vite hypothéquée et autres calembredaines, balivernes et carabistouilles. La mystification aimerait s’élever à la hauteur du mythe. Savante élucubration qui semble avoir la peau dure… Il arrive que le « mythe » dérape et percute la réalité. La crise révolutionnaire est précisément ce moment historique où les populations font subitement irruption sur la scène où se joue leur propre destinée et décident de la prendre en mains. Quand les Français se mettent à vouloir renverser « la France », l’équation ne tient à l’évidence plus debout, on se rend compte de l’absurdité d’une telle abstraction, on savoure son inconsistance. La France fantasmée redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une fiction qui n’a d’autre force que la foi qu’on veut bien lui accorder. Un proverbe japonais l’exprime avec causticité : « On peut adorer même une tête de sardine, le tout est de croire » [2] . Lorsque le voile de l’illusion se déchire, le mensonge apparaît pour ce qu’il était : un songe creux, et dangereux. D’où l’importance de maintenir les apparences hautaines de la fonction. Drapé dans des coutumes et un costume régaliens, le « Président » ne peut pas dire et faire n’importe quoi au risque de désacraliser la fonction et de vider l’abstraction « France » de sa substance. Quand le Président Sarkozy insulte vulgairement un citoyen qui refuse de lui serrer la main, il redevient ce qu’il est assurément : Monsieur Tout le Monde, un petit homme parmi les autres, et la France n’est soudain plus qu’un miroir aux alouettes, un conte pour enfants qui finit mal… Le décorum fantasmagorique se casse la fiole, la parure mystificatrice apparaît bien mitée et miteuse, et l’on s’écrit ému : « Le roi est nu ! » .
Not’ Prince ne craint pas de poursuivre à sa manière visionnaire. Depuis le carrosse où il se pavane, il redoute que sa balade bravache ne s’achève sur un échafaud. "Ces gueux nous aiment fort en carrosse, bougonne-t-il, néanmoins ils ont déjà su mettre la tête d’un roi au bout d’une pique". Mais les Français jadis n’ont pas guillotiné un roi, il faut sortir de ce mensonge. Ils ont guillotiné Capet, nuance qui fait toute la différence entre un pseudo-représentant de Dieu sur Terre et un criminel fuyant à l’étranger pour trahir ses concitoyens, qui ne mérite pas cette indécente déférence. Serrurier malveillant ayant pris la clé des champs, Capet était un collabo. Ce rapprochement pas vraiment déraisonnable entre nous, ses contemporains, menu fretin dont il semble se gausser quotidiennement, et nos héroïques ancêtres qui prirent la Bastille, prenons cela non pour de la bienveillance mais pour de la clairvoyance. Bravo not’ Prince. Pas merci, non, mais bravo ! Bien vu dans votre marc de café... On se marre, hein, mais vous avez raison, à force qu’on tonde les vieux, les jeunes, les prolos les paysans les étudiants les marins-pêcheurs les banlieues les prostituées les... ben, sûr, quand ça va chauffer, ça va pas être pour des blagues. Hommage et reconnaissance, donc, à nos courageux aïeuls pour ce noble héritage qu’ils nous ont transmis et qui, après plus de deux siècles, fait encore trembler nos présomptueux (et bientôt ci-devant) roitelets ! Parce que l’on sait, dans les palais, que nous saurons nous montrer dignes de nos précurseurs comme de cette longue et grande histoire qui est celle de la vraie liberté, la vraie égalité, la vraie fraternité. Une nouvelle nuit du 4 août pourrait être dans l’air, craignent-ils, et il n’est pas sûr que la vieille taupe (celle qui creuse et qui creuse, vous savez, pour la justice, contre les privilèges...) attende l’été pour pointer le bout de son nez... "Et si ces bougres-là, tu te rends compte Maria-Antoinetta-Carla, allaient renverser le pays ?" Mais qu’est-ce qu’il nous chante, celui-là ? 1789, 1871 et 1968 n’auraient donc été que des répétitions générales ? Mince alors...
"Cauchemardons un instant, mon amour... Imaginons que les rejetons des dix millions de grévistes qui avaient montré leur puissance sociale en arrêtant TOUTE la production en 68 fassent de même mais redémarrent l’outil de travail pour le faire tourner au bénéfice de la société, non plus pour le profit mais pour le bien commun, comme les LIP [3] mais en plus grand, en beaucoup plus grand... Avec l’Internet, planifier, ce serait autre chose que dans la Russie misérable et exsangue de 1917... On fédère vite des collectifs avec ces saletés de téléphones portables et autres instruments de pouvoir qu’ils ont maintenant entre les mains. Pour l’instant, ils croient tous n’être RIEN, mais suppose qu’ils se rendent compte qu’ils peuvent TOUT... Normalement, bien sûr, on ne les laisserait pas aller trop loin, on pourrait faire donner la troupe, comme De Gaulle les en avait menacés après être passé par la case Massu. Mais tu sais, c’est pas si simple... C’est pas comme de lancer "Casse-toi pauv’ con !" à un homme seul quand on a des gardes du corps avec soi jusqu’aux oreilles. Les usines d’armement, c’est aussi l’outil de travail ça... Tu vois pas que ces diables aient la mauvaise fichue idée de s’en emparer comme on occupe une vulgaire usine de voitures... Et qu’avec leurs têtes sympatoches et leur enthousiasme et leur détermination à en finir avec toute cette grisaille d’une planète qui part à la dérive, cette puanteur qui sourd de tous les pores de notre système qui n’a que la précarité à leur offrir, ils fassent basculer la moitié des troupes à leurs côtés, comme au Portugal en 1974... Parce que tous ces jeunes soldats étaient hier encore leurs copains de quartier... Tu crois pas que c’est la jeunesse dorée qui va accepter de jouer les comiques-troupiers à la botte pour des clopinettes... Une révolte comme celle qui se déroule actuellement en Grèce suscite chez nous le plus vif intérêt et la plus profonde solidarité, une révolution de cet ordre en France pourrait entraîner l’Europe entière, gagner le monde... Les enfants ne suivent pas toujours le bon exemple, et j’aurais beau alors leur faire miroiter encore mon fabuleux slogan : "Travailler plus pour gagner plus", je risque de faire un sacré couac... Le rôle d’un Président c’est de voir loin... Et tu vois Carla, si ça tournait comme ça, ce serait vraiment renversant !"
Renversant c’est le mot : pour le coup, le vrai pays vous ferait voir du pays…


A son cauchemar Mad in France, not’ Prince voudrait nous voir préférer le douteux Rêve américain. Mais s’il y a deux pays, il n’y a pas deux systèmes. La mondialisation des marchés ne peut être évacuée par un tour de passe-passe. La haute finance n’a pas de frontières pour nous faire boire la tasse et avaler sa pilule empoisonnée.
Ouvrons Le Monde deux jours plus tard. Il faut rendre la honte encore plus honteuse en la publiant, préconisait Karl Marx.
Alors publions et republions :
Dans l’édition du 12 décembre, on rêve à nouveau les yeux ouverts : En pleine crise financière, l’affaire ne pouvait pas plus mal tomber. Bernard Madoff, conseiller en investissement à New York et considéré comme étant une des légendes de Wall Street, a été arrêté, jeudi 11 décembre, et inculpé de fraude boursière pour avoir monté une fraude financière qui pourrait atteindre 50 milliards de dollars. Selon la Securities And Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine, la fraude est "épique" et pourrait être l’une des plus importantes jamais perpétrées.
Theodore Cacioppi, un des agents du FBI qui s’est rendu au domicile de M. Madoff pour l’arrêter, rapporte que, confronté aux accusations, l’homme aurait immédiatement avoué. "Je lui ai dit : ’Nous sommes ici pour savoir s’il y a une explication innocente.’ Il a dit : ’Il n’y a pas d’explication innocente’. Madoff, âgé de 70 ans, était également un ancien dirigeant du Nasdaq, la deuxième Bourse de New York après le New York Stock Exchange. Il risque jusqu’à vingt ans de prison et une amende de 5 millions de dollars s’il est reconnu coupable. Il a été laissé en liberté moyennant une caution de 10 millions de dollars (source).

Excusez-nous not’ Prince, mais chez nous, en banlieue, pour comprendre vos histoires de milliards volés entre capitalistes bcbg, nous traduisons en équivalent-mobylette.
En proportion, cette histoire signifie que si, étant un bourgeois « légendaire » de Vol Street comme le titre l’article, je vole 10.000 mobylettes (50 milliards de dollars), je risque vingt ans de prison et UNE (sic !) mobylette d’amende (5 millions de dollars). Mais, car il y a un MAIS à ces vingt ans de prison, si je verse une caution de DEUX mobylettes (10 millions de dollars), on me laisse en liberté. Très fort la justice de classe. Très très fort !
Pour les petits bourgeois qui n’ont pas de mobylettes et comptent en équivalent-croissants chapardés chez le boulanger, ne cherchez pas, c’est kif-kif. Tu piques 10.000 croissants chez ton boulanger (en clair, tu le dévalises ! ) et les keufs te libèrent si tu leur en files … 2. C’est dur, la vie de courtier en Bourse de haut vol…
Arrête de rire Camarade ! C’est pas une blague, c’est dans Le Monde ! Je te jure ! Dites donc, ce que vous nommez la « racaille », vous êtes sûrs qu’il faut aller la chercher en banlieue ?
Je m’en prends à vous Monsieur not’ Prince, mais nous sommes bien conscients que vous n’êtes qu’un rouage dans une machine capricieuse, un pion dans un vaste système capitaliste dont vous avez perdu le contrôle mais dont vous tentez de tirer le maximum en nous entraînant tous à la catastrophe. Nous nous refusons à conforter votre petitesse dans sa folie des grandeurs. Désolé donc de blesser votre ego démesuré mais, avec vos complices, vous êtes monumentalement égaux tant sur le plan de la vilenie que sur celui de l’impuissance.
Un siècle et demi après Napoléon le Petit nous revient, comme un clone dégénéré du précédent, Napoléon le Minus.
« Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide. L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé. » [4]
Un certain N.B., Empereur des Français, nous a soufflé ceci mais vous n’écoutez pas. N.B., Nota Bene :
« Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. » [5]
Voyez-vous, dorénavant « nous sommes dans un système où la monnaie n’est pas mise en circulation parce que nous avons travaillé, produit, et que nous méritons d’être payés. Non. Aujourd’hui, pour que la monnaie soit mise en circulation nous devons l’emprunter. Ainsi, la masse monétaire fait l’objet d’un recyclage permanent par emprunts et remboursements aux banques. Cela signifie qu’entre ces deux opérations la monnaie circule et que nous versons un intérêt aux banques. Si l’emprunteur est l’Etat, les intérêts sont inclus dans les impôts. Si l’emprunteur est une entreprise, les intérêts sont inclus dans les prix. Si l’emprunteur est un particulier il paie les intérêts de l’Etat et des entreprises plus ceux de son emprunt personnel. Ainsi chacun de nous est endetté malgré lui et nul ne peut échapper au paiement des intérêts. Si demain nous refusions de nous endetter, ce qui est parfaitement notre droit, il n’y aurait plus d’argent pour payer le travail. Il faudrait avoir un intellect vraiment mal construit pour accepter un pareil système en toute connaissance de cause. Les responsables politiques de tous bords ne maîtrisent plus les réalités et font de nous les victimes expiatoires de la finance. Ils portent ainsi une lourde responsabilité. Dans le système corrompu où nous sommes : les emprunts auprès des banques privées se substituent aux versements directs de la banque centrale au Trésor Public. Il nous en coûte 80 milliards d’euros par an soit plus de 2500 euros par seconde ! » (source )
Alors Mes Saigneurs, sans aigreur on vous rassure, chez nous, on ne guillotine plus. Nous sommes contre la peine de mort et ne tirons à vue qu’en cas de légitime défense, comme expliqué ci-dessus. Après occupation des usines d’armement, pour mémoire, en guise de sommation. Mais nous pourrions vous faire rendre gorge et de la belle manière. Tous ces croissants que vous et vos compères nous avez volés depuis des générations avec cette exploitation sans frein et sans honte que vous faites subir aux travailleurs, on pourrait vous les faire … manger ? Comme on dit dans vos commissariats : « Vous allez déguster ! » Aux flags, comparution immédiate et pas de caution qui tienne : dix mille croissants tous les matins au petit déjeuner !
Vous aimez vous goinfrer quand d’autres meurent de faim ? Vous allez être servis…
Souvenez-vous bien de cela : En 1788, peu se doutaient être à la veille d’une gigantesque révolution. Les tsunamis sociaux ne paraissent absolue folie qu’à ces rois et seigneurs insouciants que la vague balaie aux poubelles de l’Histoire (voir cet article).


POUR LIRE LE TEXTE AVEC LES RENVOIS ET LES NOTES, LE LIRE SUR LA REVUE DES RESSOURCES : http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1104

Un livre, une exposition, un espoir : Visage de Paix

Un livre, une exposition, un espoir / Visage de Paix
Xavier Zimbardo/ Intro


http://www.photographie.com/archive/publication/103519




Ce fut un moment exceptionnel, à la fois grave et porteur d'un immense espoir. Pour la première fois dans l'Histoire, plus de 150 chefs religieux musulmans et juifs se sont réunis pour dialoguer, réfléchir à ce qui les unit plus qu'à ce qui les sépare, condamner l'utilisation de Dieu ou de leurs textes sacrés à des fins de violence et de politique. 




La Fondation « Hommes de Parole », initiatrice de l'événement, m'a témoigné une grande confiance en me chargeant de photographier, en exclusivité, tous ces courageux participants. J'ai horreur des éclairages de studio, je trouve ça fastidieux et factice. C'est ainsi que l'idée m'est venue de reconstituer un espace de lumière comme on en trouve en bien des lieux sacrés, en utilisant la lueur tremblante et chaude des bougies pour transfigurer ces visages jaillis de la pénombre. L'atmosphère créée par cet éclairage peu commun participerait à la magie de ces instants, agirait sur les mes de mes modèles, et cela se verrait dans leurs regards et dans les photos. Si le mot religion vient de religerere qui signifie relier, et si la Présence Invisible de Dieu est une clarté dissipant les ténèbres, alors il nous fallait relier par une même lumière tous ces êtres engagés conjointement pour la paix. Ces journées de travail, de réflexion et de partage avec ces personnages venus de tous les points du globe, resteront dans ma mémoire avec les couleurs et les caresses fragiles des chandelles, rouges frissons surgis des profondeurs mystérieuses d'une chambre noire où régnaient l'espérance et la sérénité. Nous en avons fait VISAGE DE PAIX, un livre présentant, face à chacun de leurs portraits, des extraits de la Torah et du Coran invitant à l'amour et à la fraternité, ainsi que les messages de paix que ces maîtres spirituels adressent, ensemble, à leurs communautés respectives et à notre planète en danger. Le livre est accompagné d'une exposition destinée à circuler dans le monde entier. Nous avons voulu réaliser quelque chose de clair, simple, abordable et compréhensible par tous. Il s'agit de créer un contre-feu, dans les médias et dans les cœurs, à l'exploitation systématique de la foi, par les extrémistes de tous bords, pour attiser la haine entre les êtres.

VISA 2005 : QUAND LA PUB SE GRILLE

Visa 2005 : Quand la pub se grille
Le 14 septembre 2005
http://www.larevuedesressources.org/visa-2005-quand-la-pub-se-grille,464.html




Visa pour l’image 2005, un Visa parfait. Jusqu’ici tout va bien ? Pas à la lecture de Photo spécial Visa. Les couleuvres y sont des langoustes. On connaît les exigences pesantes des marchands de voir leur réclame toujours mieux visible. C’est pourquoi elle envahit systématiquement la page de droite des magazines, ce qui conduit à de déroutants vis-à-vis avec la page de gauche sensée nous informer. Hélas nos débitants de tout et rien revendiquent toujours davantage. On se retrouve donc avec des pubs carrément collées ... sur les pages d’information ! Et cette fois, ils ont frappé fort. Page 51 de PHOTO, la pub s’affiche directement sur le torse brûlé d’un des survivants de l’holocauste nucléaire. Comble du cynisme, sur la photo de pub on voit un homard grillé... « Jiro Tatsumoto, 17 ans en août 1945, se trouvait à 1,6 km de l’épicentre au moment de l’explosion », nous explique la légende sous l’image. La détachable photo-réclame du marchand de téléphone, collée au beau milieu de la page, décidément fait tache. Elle dérobe totalement à notre vue le bras gauche de M. Tatsumoto. Irradié à 17 ans pour l’exemple, le voici à 77 ans devenu manchot pour la pub. Bon anniversaire, M. Tatsumoto ! Le vieil homme au regard triste demeure impassible. S’il y a quelqu’un de bien placé pour connaître l’étendue de la bêtise, c’est bien lui. Il en a vu d’autres, il a le sens de l’horreur. Et comme le hasard, qui n’existe pas, ne manque pas d’humour, il permet au vieil homme de répondre directement aux larbins du Profit-Roi, de dresser son bras droit, doigt levé vers le ciel d’où est venu l’indicible foudroiement du malheur, en un geste sublime que l’on nomme bras d’honneur et qui, en un formidable raccourci, signifie : « Allez vous faire foutre ! »




« Aujourd’hui, rien. » C’est ce que notait à Versailles, dans son petit journal quotidien, Louis Capet alias Louis XVI, au soir du 14 juillet 1789. Il est vrai que Sa Majesté se trouvait au moment de l’explosion à quelque vingt kilomètres de l’épicentre. Mathieu Kassovitz conte une histoire assez semblable en termes de cécité tragique dans « La Haine ». Un type tombe du sommet d’un building de 50 étages et, à chaque étage qui le sépare encore du sol, dans sa tête il se répète : « Jusqu’ici, tout va bien ! »
Ceux qui nous gouvernent croient de plus en plus pouvoir tout se permettre, y compris en étalant ouvertement leurs duperies et leur duplicité avec la plus insolente indécence. Récemment, le maître d’une grande chaîne de télévision s’est cru malin de pouvoir avouer sans honte et froidement ce que tout le monde, pourtant, sait : que ses émissions de télé n’ont pour but que d’endormir les gens, de les hypnotiser pour mieux infuser dans les esprits ses chères abrutissantes minutes de publicité. Pourquoi tant de colère soulevée par des propos d’une telle évidence ? Parce que, heureusement, il reste encore beaucoup de l’enfant dans le cœur de la plupart d’entre nous. Dans Les Habits Neufs de l’Empereur, ce n’est pas le Roi qui parade en proclamant qu’il est nu, alors que c’est normalement à un autre, plus innocent, de dévoiler l’imposture. Mais maintenant, le Roi se croit tout permis, il ne laisse même plus à l’enfant le savoureux plaisir de rétablir la vérité. Il fait la roue et se pavane, clamant avec une répugnante suffisance : « Voyez comme je suis fin roublard et, pensez-en ce que vous voulez, je vous la mets profond et demeure intouchable. » Forcément, Majesté, ne vous étonnez pas si, en vous exprimant ainsi, Votre Sire nous agace, et vous allez glisser... Or, la marche est haute, de votre piédestal jusqu’à ce peuple fatigué de vous, qu’ avec condescendance vous osez appeler « la France d’en bas ».
Car à force de vouloir nous faire avaler vos couleuvres, ce que vous nous présentez dans votre boîte à rêves tourne au cauchemar, et nos consciences sont de plus en plus résolument insomniaques. La guerre en Irak, on a voulu nous la vendre comme un combat pour la démocratie, et pas pour le pétrole. Et demain, la guerre en Iran, on nous la vendra pour qui, pour quoi ? Et hier, Hiroshima, Nagasaki, c’était pour quoi, c’était pour qui ? Il n’y a que les ingénus, Sire, pour croire que vos guerres ont d’autre but que la rapacité et le profit de ceux dont vous n’êtes, au fond, que le laquais endimanché. Ces jours-là, le sourire du diable a resplendi jusqu’à nous rendre aveugles. Vous avez osé, Votre Altesse, prétendre que ces cataclysmes sans précédent étaient destinés à ... sauver des vies humaines, des vies de soldats américains, ou alliés, et pourquoi pas japonais, en raccourcissant la guerre. Comme c’était gentil et généreux de votre part. Pourtant, vous aviez déjà dès juillet 45 la maîtrise de l’air et de la mer tout autour du Japon, dont les dirigeants avaient dès le mois de mai manifesté leur volonté de négocier les termes de leur reddition. Il semble en fait que, n’ayant pas encore achevé cette Deuxième Guerre Mondiale, vous prépariez déjà la Troisième, celle que l’on appela Guerre Froide (1). Les centaines de milliers de morts japonais étaient un avertissement lancé aux Soviétiques dont les troupes, après avoir vaincu l’Allemagne Nazie, occupaient tout l’Est de l’Europe, ce qui n’était pas trop à votre goût. Hiroshima, Nagasaki : Morts pour l’exemple.
Quoique vous ayez pu dire alors, quoique nous puissions croire encore, ces jours dont le rayonnement a tout effacé de la surface du globe sont demeurés dans la mémoire collective comme la nuit la plus noire, la plus terrifiante, la plus irréparable. Prononcer « Hiroshima », c’est évoquer l’Apocalypse en quatre syllabes devenues sacrées parce qu’elles sont le sommet de l’Inqualifiable, au même titre que la Shoah. Les Nazis combattaient au nom de « Got mit Uns » (Dieu avec Nous), sur les U.S. Dollars est inscrite la formule « In God We Trust » (En Dieu nous avons Confiance), et les Fous de Dieu d’Al-Qaïda courent à la mort aux cris d’ « Allah Akhbar » (Dieu est Grand). Laissez donc un peu Dieu en paix et, s.v.p., occupez-vous plutôt de vos faces, qui sont bien sales. Si Dieu est mort, c’est seulement dans nos consciences et par vos crimes, où Il a pris le visage des irradiés d’Hiroshima.
Tout ceci, chère lectrice, et cher lecteur, pour vous raconter quoi ? Qu’il demeure des choses graves, qui méritent le respect et toute notre attention. Que l’on ne peut pas se permettre n’importe quoi avec, par exemple, Hiroshima, parce que sur ce mot-là et sur tout ce qui y touche passe le souffle du Tremendum, de l’Enorme, de l’Innommable, du Sacré. D’accord, on le sait, le Profit semble régner en maître, le Profit semble Sacré, mais ce n’est pas parce qu’il est passagèrement hégémonique et mondialisé que nous devons Lui laisser tout se permettre. Nous avons, heureusement, encore notre mot à dire. Et le droit de Lui tirer les oreilles, ne serait-ce que virtuellement, comme à un sale gosse diabolique qui ferait n’importe quoi. Après avoir abusé et conduit au casse-pipe des générations de nos ancêtres, pour Sa puissance et Sa gloire, Le voilà qui entraîne toute la planète dans le mur. Avec Hiroshima, on a mis un flingue sur la tempe de l’humanité toute entière. Il va bien falloir qu’on se décide à retirer les flingues d’entre les mains des Assassins, car ceux-ci ont un nom, et une adresse. Et les complices des Assassins, c’est aussi un peu vous, et moi, quand nous nous taisons en laissant pisser sur des symboles sacrés comme Hiroshima.
Nous étions ainsi, en cette première semaine de septembre, quelques milliers de journalistes et de photo-reporters du monde entier, réunis à Perpignan pour notre grande messe annuelle. « Visa pour l’Image », c’est souvent Visa pour l’Immonde, mais on ne va pas s’en plaindre : c’est l’actualité du monde qui est ainsi. Si le Directeur Artistique, Jean-François Leroy, est amené à exposer avec persévérance, sur les murs et les écrans, le témoignage courageux de tant de faits douloureux, comme on le ferait d’œuvres d’art sur des cimaises, c’est parce que la presse dite d’information ne remplit pas son rôle. Pour être rentable, elle devient au mieux presse de loisir, privilégiant le People, au pire racoleuse et menteuse, presse-torchon. Les reporters continuent de traiter au mieux l’information, malgré les contraintes d’un marché qui les étranglent de plus en plus. Ils sont parfois réduits au silence, faute de munitions, c’est-à-dire de financement. Alors, VISA est devenu la voix des sans voix. John Morris, ancien picture editor de Life, ami intime de Bob Capa et homme de grande sagesse avec ses 88 ans, n’hésite pas à affirmer : « Le reproche le plus commun adressé au Festival de Perpignan est que les images présentées sont trop sinistres. Trop de violence, trop de cadavres, trop de chagrin, pas assez de joie. Le directeur de Visa, Jean-François Leroy, examine 100.000 images par an pour nous en présenter 10.000. Sont-elles le réel reflet du monde d’aujourd’hui ? Ou juste le monde tel qu’il est dépeint dans la presse ? On peut répondre oui à la première question. Certainement non à la seconde. Le sexe et les célébrités procurent aux propriétaires de journaux et aux lecteurs une agréable soupape d’échappement, leur permettant d’ignorer les sujets sérieux.
Visa Pour l’Image n’autorise pas une telle évasion. C’est un inflexible plaidoyer en faveur des opprimés du monde - tous ceux-là qui meurent de faim, qui souffrent de la maladie, les illettrés, les sans-logis, les meurtris, les morts sans sépulture. Pour tout ceci, je suis douloureusement reconnaissant. Faisant partie de cette minorité de l’humanité qui n’a pas à se préoccuper d’où pourra bien venir son prochain repas, j’ai besoin que l’on me rappelle ceux dont le petit déjeuner sera fait de racines, ceux qui continuellement vivent dans la terreur, ceux qui doivent parcourir des kilomètres pour aller chercher de l’eau, ceux dont les plaies ne peuvent se cicatriser, ceux qui sont contraints de regarder leurs enfants mourir.
En 1938, le magazine Life, pour justifier un essai sur la guerre d’Espagne par Robert Capa, écrivait : « Les morts seront morts en vain si les vivants refusent de les regarder. » Malgré tout, la guerre est encore parmi nous. Peut-être le temps est-il venu pour les journaux de faire vomir leurs lecteurs. (2) »
On nous a distribué le programme et, avec celui-ci, gracieusement, le magazine PHOTO qui est l’un des parrains du Festival. On l’en félicite ! La couverture annonce le propos : en haut à droite, le sigle du Festival. A gauche, on clame « Spécial Reportage - Guide du 17ème Festival International du Photo-Journalisme ». Bien ! Juste en-dessous, le sujet à l’honneur : « Les témoins d’Hiroshima ». Très bien ! La titraille fluo est d’un joli rose bonbon. Bizarre... La couv’, on s’en doute, est troublante : une certaine Pamela Machin-Chose, les seins mirobolants, écarte les cuisses de manière provocante. Sur sa petite culotte, un « Z » qui veut dire « Zorro », ah non, pardon, un « $ » qui veut dire pognon. Juste sur le bonbon. Et pourquoi pas carrément « In God We Trust » ? Sans la moindre velléité puritaine, est-ce que le magazine PHOTO, qui en est à son énième numéro, connaît de telles difficultés financières qu’il soit contraint d’afficher ici une damoiselle si aguichante dont la présence au Festival n’a pas été des plus remarquées, et pour cause ? Une autre couverture n’aurait-elle pas été de mise, qui rende hommage à ceux qui risquent leur peau pour transmettre un peu de ces terribles vérités qu’on voudrait nous cacher ? Qui rende hommage, par exemple, à ces oubliés d’Hiroshima ? Mais le plus grave n’est pas là. On connaît les exigences pesantes des marchands de voir leur réclame toujours mieux visible. C’est pourquoi elle envahit systématiquement la page de droite des magazines, ce qui conduit à de déroutants vis-à-vis avec la page de gauche sensée nous informer. Hélas nos débitants de tout et rien revendiquent toujours davantage. On se retrouve donc avec des pubs carrément collées ... sur les pages d’information ! Et cette fois, ils ont frappé fort. Page 51 de PHOTO, la pub s’affiche directement sur le torse brûlé d’un des survivants de l’holocauste nucléaire. Comble du cynisme, sur la photo de pub on voit un homard grillé...
Je demande des explications au Directeur de la Publication.
« Ah, je savais bien que j’allais entendre des protestations sur cette couv’ ! D’habitude, je fais deux couv’, une pour le Festival, l’autre pour les kiosques. Cette fois, je n’en ai fait qu’une et voilà.
- Eric, il ne s’agit pas seulement de la couv’, mais de cette photo de pub que vous avez collé sur le torse nu d’un des survivants d’Hiroshima.
- Ah mais ce n’est pas grave ça. C’est sans doute une erreur du brocheur. »
Le soir, je rencontre la Directrice de la Publicité :
« Eh bien, il a commis une drôle de maladresse, votre brocheur !
- Mais non, il n’y a pas du tout de maladresse du brocheur. Ce n’est pas grave. Cette photo, on peut la détacher facilement du support.
- Oui, mais... Vous ne vous rendez pas compte, faire ça sur cet homme-là ? Et si c’était votre papa ? Là, en plus, il y a un homard grillé ! Et sur un Juif d’Auschwitz, si on collait une pub avec une bouteille de gaz ?
- Bonne soirée ! Ne vous emportez pas, ce n’est pas grave. Il n’y a qu’à la détacher. »
Bien sûr que ce n’est pas grave. Restons zen. Toutes les sagesses du monde nous l’enseignent : l’impermanence est notre lot, pauvres mortels. Tout passe. Ce qui est né mourra. Ce qui a été mis peut être enlevé. Ce qui a été collé peut être décollé.
Au-delà de ces admirables spéculations philosophiques, que signifie ici : « Ce n’est pas grave » ? Il n’y a pas mort d’homme, c’est évident, on en convient. Mais à force de tout encaisser et de tout accepter, à la fin, il y a mort d’âme. Non, on ne peut pas faire n’importe quoi. Oui, des choses sont sérieuses et graves, et il faut continuer de s’indigner avec la fougueuse fureur d’un enfant quand l’odieux se calfeutre sous le masque de l’innocence. On ne peut pas laisser coller des pubs avec des langoustes grillées sur le torse brûlé des survivants d’Hiroshima et penser que ce n’est pas grave, sous peine de renoncer à toute foi, toute éthique, toute espérance
Alors, ignorance ou indifférence ? Impermanence ou impertinence ? Impudence ou imprudence ? Impudeur, à coup sûr. « Jiro Tatsumoto, 17 ans en août 1945, se trouvait à 1,6 km de l’épicentre au moment de l’explosion », nous explique la légende sous l’image. La détachable photo-réclame du marchand de téléphone, collée au beau milieu de la page, décidément fait tache. Elle dérobe totalement à notre vue le bras gauche de M. Tatsumoto. Irradié à 17 ans pour l’exemple, le voici à 77 ans devenu manchot pour la pub. Bon anniversaire, M. Tatsumoto ! Le vieil homme au regard triste demeure impassible. S’il y a quelqu’un de bien placé pour connaître l’étendue de la bêtise, c’est bien lui. Il en a vu d’autres, il a le sens de l’horreur. Et comme le hasard, qui n’existe pas, ne manque pas d’humour, il permet au vieil homme de répondre directement aux larbins du Profit-Roi, de dresser son bras droit, doigt levé vers le ciel d’où est venu l’indicible foudroiement du malheur, en un geste sublime que l’on nomme bras d’honneur et qui, en un formidable raccourci, signifie : « Allez vous faire foutre ! »
C’est un secret de Polichinelle que la presse appartient aux marchands de canon et que les seigneurs de la guerre entendent bien y faire la loi, toute « leur » loi. Selon un adage bien connu, nul n’est censé ignorer la loi. A nous d’être sages et raisonnables : tout cela n’est pas grave, n’est-ce pas ?
Eh bien oui, « l’homme n’est pas censé ignorer la loi. Mais la loi n’est pas censée non plus ignorer l’homme. »(3) Prenez garde aux hommes le jour où ils se mettront en colère et descendront dans la rue. A bon entendeur, salut ! Oui oui, « ce n’est pas grave ». Non non, « aujourd’hui rien ». Oui oui, au moins pour les adorateurs de Mammon (4) et de la Bourse, « jusqu’ici tout va bien ». Cependant, selon un autre adage tout aussi connu que celui de l’étage supérieur, la patience a des limites. En 1788, peu se doutaient être à la veille d’une gigantesque révolution. Les tsunami sociaux ne paraissent absolue folie qu’à ces rois et seigneurs insouciants que la vague balaie aux poubelles de l’Histoire.
Mais en attendant le Grand Soir, par politesse avec la vie, demeurons vigilants dans ce monde de brutes en défendant l’éthique et l’espérance. L’espérance est « un emprunt fait au bonheur (5) ». Et s’il faut en mourir, restons dignes.
P.-S.
Xavier ZIMBARDO
Reporter-Photographe
Directeur Artistique du Festival de la Photographie Sociale


(1) Cf. "Les véritables raisons de la destruction d’Hiroshima - Frédéric F. Clairmont", Le Monde Diplomatique, août 1990 - http://www.dissident-media.org/infonucleaire/raisons.html
(2) NewsPhotographer, octobre 2003
(3) Stanislaw Jerzy Lec
(4) Dans le Talmud, ainsi que dans le Nouveau Testament, le mot "Mammon" signifie "possession" (matérielle), mais il est parfois personnifié. "Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l’un et aimera l’autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon" (Mathieu 6:24). Mammon est le démon de la richesse et de l’avarice.
(5) Joseph Joubert

COPENHAGUE : LE JOUR D’APRÈS

Copenhague : Le Jour d’après
Le 22 décembre 2009


Suite... http://www.larevuedesressources.org/copenhague-le-jour-d-apres,1471.html


Copenhague s'est réveillé avec un goût de cendres dans la bouche.
Les dirigeants de la planète essaient de nous faire croire à un accord positif !!!
Dommage pour nos enfants…
Alors nous, qu'allons-nous faire ?
Brûler un cierge et prier ? Méditer aussi, oui, pourquoi pas…
Mais nos ancêtres n'ont pas pris la Bastille ni renverser féodalisme et royauté en faisant des sit-in et en signant des pétitions, ok ?!
Cessons de confier aux laquais du profit notre destin et prenons-le en mains pour assurer le bien commun.

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