Soeurs et frères humains, soyez bienvenus Chez Sophie. Si vous n'envisagez pas l'existence sans vous adonner aux délices de l'angoisse existentielle, de la philosophie, de la littérature, de la musique, du débat d'idées, le tout sans oublier d'en rire, vous êtes bien tombés sur ces pages où j'espère que nos cerveaux respectifs se donneront du bon temps. C'est toujours çà que les vendeurs de soda n'auront pas ! En rentrant dans mon univers mental, peut-être y trouverez-vous une part de vous-mêmes ?
L’un des sites les plus intéressants de la Toile par une personnalité d’une exceptionnelle profondeur et d’une rare grandeur d’âme, Mona Chollet. Entremêlant le politique et le littéraire, son récent essai La tyrannie de la réalité se veut une remise en cause de la conception figée et autoflagellatoire que notre société se fait du réel, ainsi qu’un éloge de la rêverie comme moyen de réintroduire dans nos vies du mouvement, du lien, de la souplesse, de l’ailleurs, du mystère, du possible... Il passe en revue quelques aspects de notre rapport problématique au réel et à l’imaginaire : l’asphyxie actuelle de toute possibilité de repos et d’évasion psychiques en raison de la dureté croissante du travail et de l’angoisse du chômage (ce qu’un médecin du travail appelait la « colonisation du mental » par le travail) ; la méfiance viscérale à l’égard du rêve dont nous avons hérité, et dont il essaie d’éclairer un peu les origines et les présupposés culturels ; la vision du monde tronquée résultant de la recherche d’un point de vue « objectif », neutre et impersonnel (dans les médias, mais aussi chez certains romanciers) ; la tristesse et les désordres découlant de la conception du réel qui nous fait nous croire « séparés » à la fois de notre environnement naturel et de nos semblables...
Revue de création littéraire proposant de nombreux dossiers thématiques et une bibliothèque sonore et vidéo.
De bons conseils pour progresser dans son comportement. Comme l’écrivit Raymond Radiguet dans le Bal du Comte d’Orgel : "Plus que nos manières, dont le public est juge, importe la politesse du coeur et de l'âme, dont chacun de nous a seul le contrôle. Pourquoi ne serait-on pas envers soi de bonne compagnie ?"
Le blog de Paul Moreira, un journaliste aux analyses décapantes et sans concessions, dont j’apprécie les enquêtes.