Et si quelque chose avait changé...
Ce matin alors que Frankie regardait par sa fenêtre, il lui est revenu en mémoire les paroles d’une chanson de Barbara : "Regarde, Quelque chose a changé, L'air semble plus léger, C'est indéfinissable..." et lorsque Frankie a mis le nez dehors, en effet, elle a trouvé l’air plus léger.
Pourtant Frankie sait que la trajectoire de l’humanité est toute tracée et qu’aucun demi-dieu ne viendra s'ériger en sauveur ; qu'aucun discours ne viendra pacifier les esprits belliqueux, qu’aucun élan de sagesse ne viendra endiguer la violence dans laquelle l’humanité s’englue, qu’aucun miracle ne viendra au secours d’une planète à l’agonie ; que nul regard en arrière n'enseignera le discernement, et que l’épilogue qui attend l’humanité dans les années à venir est déjà inscrit en lettres de feu.
Ce XXIe siècle, beaucoup en ont rêvé ; trop sans doute ont fait le rêve d’un monde meilleur, d’un monde où l’homme, équilibrant ses forces vives, allait réaliser l’alchimie entre une science honnête et une médecine sans lobby, entre la foi respectable lorsqu’elle se fait tolérance et la spiritualité qui hélas semble nous faire défaut, entre la technologie dont nous sommes devenus les esclaves et une consommation devenue héritage premier de nos sociétés modernes… Entre espoir de voir les choses changer et volonté d’agir… Entre « savoir » et « connaissance ». Entre terre et mer, entre ici et là-bas… Mélange d'horizons lointains au métissage parfait...
Cette fabuleuse aventure, l’espèce humaine n’a pas su ou pas osé la tenter : les hommes lui ont préféré la quête immédiate d'un absurde bonheur avec des lendemains qui déchantent. Excès de confiance, pêché d'orgueil, les hommes ont fini par oublier leur propre histoire. Ils ont fini par oublier la part de magie qui leur était donnée à la naissance.
Car de magie, nous n'en retrouvons nulle trace dans nos actions quotidiennes ; nulle magie dans nos intentions, trop occupés à ne servir que nous-mêmes, soucieux de préserver nos individualités pétries d’égo, obsédés que nous sommes par nos intérêts personnels, avides de dominer cette terre et tout ce qui y vit, stupides au point de tuer ce qui nous fait vivre, sans nous soucier de déranger l’ordre naturel des choses, sans nous interroger de ce que nous laisserons une fois que nous serons redevenus poussière… Si peu ou pour ainsi dire : Rien au regard de l’univers…
Et pourtant, quelque chose dans l’air semble avoir changé :
Comme si le désir d’une trêve dans ce monde déchainé devenait de plus en plus fort...
Comme si nous rêvions tous et en même temps de moments d’infinie quiétude…
Comme si par la force de nos intentions, nous devenions tous un instant des alchimistes...
Et que pourrait-on souhaiter de mieux à l’espèce humaine en cette nouvelle année : qu’elle sorte enfin de son engourdissement et retrouve la mémoire pour s’affranchir des chaînes qui la retiennent à genoux…
L’espoir est quelque chose d’indéfinissable qui ne veut pas mourir, un peu comme l’air que Frankie respire aujourd’hui et qui semble murmurer : "Regarde, Sous ce ciel déchiré, Tout s'est ensoleillé, C'est indéfinissable..."
Regardez ATTENTIVEMENT cette courte vidéo et demandez-vous où nous emmène le PRODUCTIVISME fou des multinationales de la chimie ! Nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas... Y compris les utilisations mensongères de l'espérance de vie. Il est plus que temps d'agir.
> par Claude Bourguignon agronome qui a quitté l' INRA
http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte
Durée : 04:18 extraite du film " Alerte à Babylone " de Jean Druon aux éditions Voir et Agir : http://www.voiretagir.com/
Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l'histoire du futur. On leur dirait qu'on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l'homme avait allumé et qu'il était incapable d'arrêter. Que c'était comme ça, qu'il y avait des sortes d'incendie qu'on ne pouvait plus arrêter du tout. Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne.
Entretien avec Marguerite Duras, Le Matin, 4 juin 1986
Babylone était cette cité assiégée de l’extérieur.
Ce qui menace aujourd’hui la société globale d’effondrement résulte de la mystérieuse contrainte qui s’impose à elle de poursuivre son développement sans limite. Et cette contrainte ne peut être satisfaite que par la restriction toujours plus poussée des libertés humaines.
À travers une série de déplacements et rencontres au sein de la Cité moderne, ce film nous propose un constat actualisé de cette inquiétante perspective.
C'est une petite boîte, vous pouvez leur commander le film : http://www.voiretagir.com/adhesion.php
Beaucoup plus sur le film http://deconstruire.babylone.over-blog.org/article-5965674.html
Le reste du film vaut aussi carrément le coup !!!
C'est Claude Bourguignon qui vous parle dans cet extrait, vous pouvez consulter son site : http://www.lams-21.com/
Noubliez pas de rechercher des AMAP près de chez vous, afin de manger correctement et de developper des fermes de qualité : http://alliancepec.free.fr/Webamap/trouveramap.php
On pourrait aussi conseiller de lire René Riesel :
"Déclarations sur l'agriculture transgénique et ceux qui prétendent s'y opposer", Éditions de l'Encylopédie des Nuisances, 2001
"Du progrès dans la domestication", Éditions de l'Encylopédie des Nuisances, 2003.
Je 15 Novembre 2007 13:00
Merci chere …
Holi, les Belles Disparues, Moscou le metro, etc : il y a dans mes travaux joie et detresse, confiance et angoisse, la solitude et la tendresse, violence et serenite, mystere et ouverture, viol et amour tendre, metamorphose et stabilite, destruction et mise au monde, la vie et la mort intrinsequement lies, tenebres et clarte, ombre et lumiere, le jour et la nuit qui avance sans cesse avec la Terre tournant autour du Soleil petit point exaltant dans un univers silencieux, toutes ces choses qui se combattent et s harmonisent en moi, toute la complexite de l existence, sa fragilite, sa durete, que je ne comprends pas toujours comme je ne me comprends pas toujours mais j essaie d avancer et d aller plus intense et plus profond.
Heureusement j ai quelques merveilleux amis comme toi pour m eclairer... car le chemin est passionnant mais il est rude. Dur de ne pas baisser les bras... Initiation...