Contact

Citation

Mais alors, y a-t-il une autre manière de concevoir l’action ? Oui. Non pas penser avant d’agir, mais être pleinement conscient pendant que l’on agit. Qui séduira sa belle, de l’amoureux craintif qui a passé des heures à préparer ses beaux discours, ou de celui qui laisse jaillir les mots et les gestes du fond de son désir ? Ce dernier n’est pas guidé par une idée pensée dans le passé ; entièrement présent, il voit, il entend, il sent, il ressent : il est conscient, c’est-à-dire disponible. Et doublement : à la situation, changeante, imprévisible ; et à lui-même, à l’inspiration qui jaillit du fond le plus vrai de lui-même. De même, un véritable artiste ne pense pas son œuvre avant de la faire ; il agit, et découvre son œuvre en l’exécutant. Il se laisse surprendre. L’obstacle, la résistance, sont pour lui des opportunités de création. Il est en dialogue avec le Réel, disponible à l’inspiration qui se donne. Cela ne veut pas dire que l’action ne requiert pas une préparation ! Mais ce n’est pas préparer l’action : c’est se préparer à l’action.
Le peintre zen, avant de peindre, attend ; il médite. Pense-t-il à son œuvre ? Non ! Il se rend disponible, au monde et à lui-même, et à l’énergie qui le saisira.
Se préparer à l’action, c’est se préparer à la spontanéité. C’est une discipline intérieure, mais elle nous ouvre, au plus profond de nous-mêmes, aux sources de l’acte juste : affirmation, création, dialogue avec la vie.

Par : Denis Marquet

040812 Stenoperos0029-05
2004
***
"J'aime cette féminité que tu as. Je t'aime de toutes mes couilles et de tout mon coeur.
Et doucement, il lui posa la main sur le Mont de Vénus, sur les poils doux et bruns."
" Je crois à la nécessité d'avoir du coeur.
Je crois surtout à la nécessité d'avoir du coeur en amour,
en faisant l'amour, en baisant.
Je crois que si les hommes pouvaient baiser avec du coeur,
et si les femmes acceptaient leur amour avec du coeur,
tout irait bien.
Mais tout ce couchage glacé et sans coeur n'était que mort et stupidité."
« Voulez-vous que je vous dise, dit-elle en le regardant,
voulez-vous que je vous dise ce que vous avez,
et que les autres hommes n'ont pas, et qui fera l'avenir ?
C'est le courage de votre propre tendresse ;
c'est ce qui vous fait poser la main sur ma croupe
et dire que une jolie croupe. »
***
David H. Lawrence, L'Amant de lady Chatterley
Haut de page