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“Je jugeai chose indigne de la bonté et de la puissance divine [...] qu’elle pût se contenter de produire un seul monde fini.” Giordano Bruno devant l’Inquisition de Venise, le 2 juin 1592.
Disciple de Copernic, Giordano Bruno eut l’audace d’émettre l’hypothèse que les étoiles étaient des astres semblables au Soleil. Emprisonné et torturé pendant huit ans, on lui arracha la langue parce qu' il refusait de se dédire et il fut brûlé vif en 1600. Il n'a jamais été réhabilité. Ce petit livre lui adresse un salut fraternel par-delà les mondes et les âges.

Par : Xavier Zimbardo

Araignée 086
Nietzsche a traqué, sous toutes ses formes, l'illusion des arrière-mondes : ce qui compte, c'est notre monde, en tant qu'il est joie, création et plénitude vitale, volonté de puissance.
Il a construit sa démarche sur les concepts fondamentaux suivants :
* la volonté de puissance, envisagée comme énergie conquérante et dominatrice, comme volonté d'un surplus de force active et dynamique, comme faculté créatrice et plénitude de l'âme ; elle consiste, sous sa forme la plus haute, à créer et à donner ;
* le surhomme : c'est l'homme libre d'esprit et de cœur, le créateur, le point le plus haut de la transcendance humaine ;
* l'esclave : il est le faible, celui qui est incapable de créer authentiquement et vit dans le ressentiment ;
* le ressentiment : conçu comme sentiment de rancune et d'amertume, ressenti par les faibles devant les créateurs et les maîtres, et qui sera à l'origine des valeurs morales.

Jacqueline Russ, Les chemins de la pensée, Ed. Bordas pp. 352-353
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