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Mais alors, y a-t-il une autre manière de concevoir l’action ? Oui. Non pas penser avant d’agir, mais être pleinement conscient pendant que l’on agit. Qui séduira sa belle, de l’amoureux craintif qui a passé des heures à préparer ses beaux discours, ou de celui qui laisse jaillir les mots et les gestes du fond de son désir ? Ce dernier n’est pas guidé par une idée pensée dans le passé ; entièrement présent, il voit, il entend, il sent, il ressent : il est conscient, c’est-à-dire disponible. Et doublement : à la situation, changeante, imprévisible ; et à lui-même, à l’inspiration qui jaillit du fond le plus vrai de lui-même. De même, un véritable artiste ne pense pas son œuvre avant de la faire ; il agit, et découvre son œuvre en l’exécutant. Il se laisse surprendre. L’obstacle, la résistance, sont pour lui des opportunités de création. Il est en dialogue avec le Réel, disponible à l’inspiration qui se donne. Cela ne veut pas dire que l’action ne requiert pas une préparation ! Mais ce n’est pas préparer l’action : c’est se préparer à l’action.
Le peintre zen, avant de peindre, attend ; il médite. Pense-t-il à son œuvre ? Non ! Il se rend disponible, au monde et à lui-même, et à l’énergie qui le saisira.
Se préparer à l’action, c’est se préparer à la spontanéité. C’est une discipline intérieure, mais elle nous ouvre, au plus profond de nous-mêmes, aux sources de l’acte juste : affirmation, création, dialogue avec la vie.

Par : Denis Marquet

051121-007[A]
2005
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Il n'y a ni évolution ni progression dans les films X. Les scènes se succèdent sans aucun ordre,
avec pour unique intention de montrer un certain nombre d'accouplements.
Il en résulte une grande pauvreté narrative et une « violation » de l'imagination du spectateur.
Tous ces films sont extrêmement monotones et répétitifs.
Leur inventivité est réduite et gérée par le marché :
"Lorsqu'on a placé le corps dans toutes les postures possibles
- il faut tenir compte des lois de la pesanteur-,
lorsqu'on a mis en contact réciproque
le maximum de zones érogènes du plus grand nombre de participants,
que ce soit par abrasion, friction ou intrusion,
que reste-t-il d'autre à accomplir ou à imaginer ?"
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Michela Marzano, "La pornographie ou l'épuisement du désir"
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