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« La découverte de l’inconnu n’est pas l’apanage de Sindbad, d’Erik le Rouge ou de Copernic. Il n’y a pas d’homme qui ne soit un découvreur. On commence par découvrir l’amer, le salé, le concave, le lisse, le rêche, les sept couleurs de l’arc-en-ciel et les vingt- six lettres de l’alphabet ; Puis on passe aux visages, aux cartes géographiques, aux animaux et aux astres ; On termine par le doute ou la foi et par la certitude presque totale de sa propre ignorance. »

Par : Jorge Luis Borges, Prologue au livre Atlas

Le Gamelan
11/08/2009 ref. 090811_9298
Le Gamelan (du mot gamel : frapper) qui accompagne toute représentation de théâtre d’ombres (Wayang) est un ensemble instrumental composé d’environ 15 types d’instruments, principalement des percussions: des gongs, suspendus à un cadre, des métallophones/xylophones, (gender, demung, saron, empul, bonang, kenong, ketuk) généralement en bronze, reposant sur des caisses de résonance en bambou, un xylophone en bois (gambang), des tambours de différentes grosseurs (kendhang), cymbales. S’y ajoute des instruments à vents: des flûtes, (suling) et à cordes (cithares, rebab).
Les musiciens (pengrawit) peuvent dépasser la vingtaine auxquels s’ajoutent chanteurs (gerong) et chanteuses (pesinden). Tout comme le dalang, ils sont assis en tailleur, face à leurs instruments, et toujours en costume traditionnel de la région dont ils sont originaires. La musique est polyphonique à deux gammes. Les trois tonalités dans lesquelles cette musique s’inscrit expliquent la division tripartite d’une représentation.
Sur l'île de Java, trois modes mélodiques (pathet) formés sur cette échelle se succèdent: pathet nem de 21h à minuit, pathet sanga de minuit à 3 heures et pathet manyura de 3 heures à l'aube. Il n'est pas question de modes à Bali.
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