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"Le temple visible est la figure du temple du coeur" disait Macaire l'Egyptien.
Le lieu du mystère est partout, en nous. Les lieux de prières et de méditation ne sont que des projections de ce qui existe déjà en nous-même. Et que nous avons tendance à chercher à l'extérieur au lieu d'aller, d'abord, en l'intérieur. Cette très belle phrase me fait aussi penser à celle d'un soufi de l'slam, Ibn Arabi: " Mon coeur est capable de toutes les formes. Il est le Cloître du chrétien, le Temple des idoles, la prairie des gazelles, la Ka'ba du pèlerin, les Tables de la loi mosaïque, le Coran des fidèles..."
Le lieu du mystère est en nos yeux, devant nos yeux.

Par : Marc de SMEDT

060712-0102
12 juillet 2006
*
Des pas sur le sable

Du poète brésilien Ademar De Barros

Une nuit, j’ai eu un songe.

J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en
compagnie du Seigneur.

Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres,
toutes les scènes de ma vie.

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque
scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable:
L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous
les jours de ma vie aient défilé devant moi.

Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.
J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait
qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait
exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie,
les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur
et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé : " Seigneur… tu m’as dit que tu
étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté
de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires
moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas.
Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul
aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. "

Et le Seigneur répondit : " Mon fils, tu m’es tellement
précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné,
pas même une seule minute !

Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le
sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien:
c’était moi qui te portais. "
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